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La Convention
concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et
naturel (1972) est présentée par l’UNESCO
comme un instrument de coopération et de développement
durable. Il est donc logique, argumente Ginette Karirekinyana
dans son texte "Pour
une éthique du patrimoine: l'enjeu humain et l'enjeu
environnemental", que le facteur humain soit au cœur
de la réflexion sur l’éthique du patrimoine.
La protection du patrimoine naturel qui ne tient pas compte
du vécu des communautés locales peut-elle engendrer
le développement durable ? Quelle est la valeur d’un
bien public mondial qui ne serait pas avant tout un bien public
local ? .
Elle développe sa réflexion,
partant du patrimoine naturel de la République Démocratique
du Congo: ses parcs nationaux et ses forêts tropicales.
Elle fait également référence au rapport
critique du panel d'inspection indépendant de la Banque
Mondiale, qui a mené à l'élaboration
et l'adoption d'un plan d'action qui vise une intégration
plus large des communautés dépendantes des forêts,
y compris les Pygmées, dans les activités de
la Banque en RDC. |